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| La belle aux deux visages |

| Chose promise... Je vais
essayer de restituer, sur le papier, au moins une partie de mes impressions et de mon
plaisir: j'ai fait un tour dans la Z28 94 de Gérard Faber! Ceux qui ont eu le courage de lire le descriptif que j'en ai fait dans le Bond 62 savent que ce n'est pas une auto ordinaire. C'est le moins qu'on puisse dire. C'était un jour gris et froid dans la banlieue sud de Paris, on venait de quitter la pluie, on attendait la neige. Une journée triste et glauque. Miraculeusement, le sol était sec, c'était le moment. Contact ! Le small block part à la première sollicitation. Sa belle voix rauque est amplifiée par la résonnance du garage. Nous sommes loin des vibrations tonitruantes et gutturales de ses aînés. Il n'y a pas de doute, nous sommes bien dans les années 90. Mais on perçoit quelque chose d'inhabituel dissimulé derrière ce ton de personne bien élevée, comme un léger feulement. La turbine trahit déjà sa présence. On sent que le mouse motor a envie de prendre sa respiration... et qu'il a du souffle. Je m'installe côté passager. Immédiatement deux impressions. D'abord on est bas, très bas; en même temps on ressent une grande impression de confort: on baigne dans le cuir. Clim, T-tops, sièges électriques, deux air bags, une sono qui semble performante et une finition irréprochable. Tout est d'origine... ou presque. Seuls deux petits manos et un boîtier plat hérissé de diodes nous rappellent l'existence du kit Paxton. Une ombre au tableau tout de même: Gérard a été obligé de supprimer le vide-poche pour placer ces accessoires. Damned! Où va-t-on mettre les cassettes? |